
Deux équipements qui se ressemblent et ne font pas la même chose
Un chauffe-eau solaire, ou CESI, c'est un capteur thermique et un ballon, le plus souvent posés ensemble sur le toit. Le soleil chauffe un fluide, le fluide chauffe l'eau du ballon. Il ne produit rien d'autre que de l'eau chaude. Quand le ballon est plein et chaud, le capteur ne sert plus à rien jusqu'au lendemain.
Des panneaux solaires photovoltaïques produisent de l'électricité. Cette électricité alimente tout ce qui est branché dans la maison : la climatisation, le réfrigérateur, la pompe de la piscine, et le chauffe-eau électrique s'il y en a un. Ce que la maison ne consomme pas part sur le réseau et vous est racheté par EDF SEI, ou se stocke dans une batterie.
Le premier chauffe l'eau. Les seconds font tourner la maison, eau chaude comprise. C'est toute la différence, et c'est ce qui décide du choix.
Ce que pèse l'eau chaude dans une facture guadeloupéenne
Sans chauffage, la facture d'un foyer de Guadeloupe se partage entre la climatisation, le froid, l'eau chaude et le reste. Un chauffe-eau électrique de 200 litres consomme en général 3 à 5 kWh par jour pour une famille, ce qui en fait le deuxième ou le troisième poste de consommation, derrière la climatisation. C'est pour cela que le chauffe-eau solaire a eu autant de succès : il efface ce poste, et l'eau du réseau arrive déjà à 25 ou 26 degrés, il y a peu à chauffer.
Mais ce poste ne représente qu'une part de la facture. Le reste, la climatisation en tête, continue d'être acheté à EDF au tarif de l'île. Un chauffe-eau solaire ne touche pas à cette part-là. Des panneaux photovoltaïques, si.
Chauffe-eau solaire : ce qu'il fait bien, et ses limites
Là où il est bon : il est simple, il est autonome, et pour un logement où l'eau chaude est la seule dépense qu'on veut réduire, il fait le travail. Une prime existe pour l'installer, dans le cadre du programme Agir Plus d'EDF, sous conditions et par un installateur agréé. Le matériel bénéficie du régime de TVA des DOM, comme tout le matériel solaire.
Ses limites, que nous constatons sur les toits de l'île :
- Il ne fait que l'eau chaude. La climatisation, le principal poste, reste entièrement à votre charge.
- Le ballon est sur le toit, avec 150 à 300 litres d'eau, exposé au sel et au vent cyclonique. C'est lourd, et l'ancrage doit être irréprochable.
- La corrosion. L'air salin attaque les raccords et les cuves. Un ballon en bord de mer vieillit vite s'il n'est pas entretenu.
- Les jours sans soleil, l'appoint électrique prend le relais, et la facture revient.
Chauffer l'eau avec des panneaux photovoltaïques : deux façons de faire
C'est la solution que nous proposons à la plupart de nos clients, parce qu'elle règle l'eau chaude et le reste avec un seul équipement sur le toit.
Le routeur solaire, avec votre chauffe-eau actuel
Un routeur solaire est un petit boîtier posé au tableau électrique. Il surveille ce que les panneaux produisent et ce que la maison consomme, et il envoie le surplus dans la résistance du chauffe-eau électrique, au lieu de le laisser partir sur le réseau. L'eau se chauffe en journée, avec de l'électricité qui ne vous coûte rien, et le ballon est plein le soir. Votre chauffe-eau reste le même, il n'y a rien à changer sur le toit.
C'est la solution la moins chère et la plus simple : un boîtier, une heure de pose, et l'eau chaude devient un usage de votre production au lieu d'une dépense.
Le ballon thermodynamique, alimenté par les panneaux
Un ballon thermodynamique est un chauffe-eau qui contient une petite pompe à chaleur : pour un kWh d'électricité consommé, il produit trois à quatre kWh de chaleur. Il prend cette chaleur dans l'air ambiant, et en Guadeloupe l'air est chaud toute l'année. Branché sur une installation photovoltaïque, il chauffe l'eau avec une fraction de la production. Il coûte plus cher qu'un ballon classique, et il se justifie pour les grandes familles ou quand le ballon est à remplacer de toute façon.

Le comparatif, pour une maison de Guadeloupe
| Critère | Chauffe-eau solaire thermique | Panneaux photovoltaïques et routeur |
|---|---|---|
| Ce qui est couvert | L'eau chaude seulement | Toute la maison, eau chaude comprise |
| Sur le toit | Un capteur et un ballon de 150 à 300 litres | Des panneaux, sans réservoir |
| Surplus | Perdu quand le ballon est chaud | Envoyé au ballon, puis revendu à EDF SEI |
| Jours couverts | Appoint électrique payant | Production réduite, mais le réseau ou la batterie prennent le relais |
| Entretien | Circuit hydraulique, corrosion, anode du ballon | Nettoyage des panneaux une à deux fois par an |
| Aides | Prime Agir Plus sous conditions, TVA DOM | Prime EDF SEI à l'autoconsommation, TVA DOM |
| Durée de vie | 15 à 20 ans pour le capteur, moins pour le ballon en bord de mer | 25 ans de garantie de performance sur les panneaux |
Vous avez déjà un chauffe-eau solaire ?
Gardez-le. Il fait son travail sur l'eau chaude, et des panneaux photovoltaïques s'ajoutent sans le remplacer : ils prendront la climatisation, le froid, la piscine et le reste. Le jour où le ballon solaire arrive en fin de vie, un ballon électrique piloté par un routeur, ou un thermodynamique, le remplace pour moins cher qu'un capteur neuf, et sans rien remettre sur le toit.
Ce que nous faisons chez FRH
Nous ne posons pas de chauffe-eau solaires thermiques. Nous installons des panneaux photovoltaïques en autoconsommation, avec ou sans batterie, et nous dimensionnons l'installation en comptant l'eau chaude parmi vos usages : le routeur solaire ou le ballon thermodynamique font partie de l'étude quand c'est pertinent. Le dossier de prime EDF SEI et le raccordement sont pris en charge de bout en bout.
Pour savoir ce que ça donnerait chez vous, l'étude est gratuite : votre facture, votre toit, vos habitudes, et un devis détaillé qui dit combien de panneaux, pour quelle production, et ce qu'il reste à acheter à EDF.



